Perspectives locales

Comment respecter la législation du travail en Espagne lors du recrutement de talents internationaux ?

Le droit du travail en Espagne
Le droit du travail en Espagne

Points clés

Pénétrer de nouveaux marchés en douceur

1. Introduction : la législation du travail en Espagne et les perspectives en matière de conformité pour 2025

L'Espagne est depuis longtemps une porte d'entrée stratégique vers l'Europe du Sud. Sa place de quatrième économie de la zone euro, ses infrastructures modernes et sa main-d'œuvre qualifiée et bilingue en font un pôle naturel pour la croissance régionale. Cependant, avec le renforcement de la surveillance réglementaire prévu en 2025, les employeurs étrangers doivent désormais concilier leurs ambitions commerciales avec un respect scrupuleux de ces lois, en particulier lorsqu'ils embauchent du personnel en Espagne.

Que votre entreprise ouvre une filiale locale ou recrute en Espagne, le non-respect de la législation du travail peut avoir de graves conséquences. La législation du travail espagnole est en cours de modernisation afin de refléter les valeurs européennes en matière de transparence, de sécurité sociale et d'équité sur le lieu de travail. Ces changements sont bien accueillis, mais font également l'objet d'une surveillance étroite.

Pourquoi maintenant ?

Plusieurs évolutions se conjuguent en 2025 :

  • L'une des mesures les plus importantes est la proposition de réduire la semaine de travail légale à 37,5 heures. En mai 2025, cette mesure a été approuvée sous forme de projet de loi par le Conseil des ministres, mais elle fait encore l'objet d'un débat et d'une procédure d'adoption au Parlement. La date finale de mise en œuvre et les exigences spécifiques sont susceptibles d'évoluer au fur et à mesure que le projet de loi progresse dans le processus législatif. Toutefois, le ministère du Travail a fait part de son intention de voir les conventions collectives s'adapter à la semaine de travail de 37,5 heures d'ici la fin de l'année 2025, ce qui suggère que les entreprises devraient commencer à se préparer à se conformer à cette mesure, même si la réforme n'a pas encore été définitivement adoptée.

  • De même, ce même projet de loi prévoit l'obligation d'utiliser un système de pointage numérique et renforce les contrôles relatifs aux registres des heures de travail. Bien que ces mesures devraient entrer en vigueur avant la fin de l'année 2025, les entreprises doivent noter que cette obligation légale ne prendra effet qu'après l'adoption définitive par le Parlement et la publication au Journal officiel (Boletín Oficial del Estado).

  • Les contrats de travail temporaire et en freelance sont strictement réglementés, et une classification erronée peut entraîner des contrôles et des sanctions.

  • L'emploi transfrontalier et le partage de données entre les agences de l'UE ont rendu les employeurs étrangers plus visibles et plus vulnérables.

Quels sont les risques encourus par les entreprises qui ne respectent pas la législation espagnole du travail ?

Les sanctions en cas de non-respect de la réglementation du travail sont sévères :

● Jusqu'à 187 515 € d'amendes pour les infractions graves, notamment les infractions en matière de salaire ou l'emploi non autorisé

Les demandes de rappel de salaire liées à des congés non payés, à des contrats non conformes ou à des primes non conformes aux conventions collectives peuvent également donner droit à 20 jours de salaire par année ou à 33 jours de salaire par année, selon le type de licenciement et la durée de l'année d'emploi.

Obligations fiscales rétroactives si votre présence donne lieu à la qualification d'établissement stable (ES)

Réintégration légale des salariés en cas de non-respect des procédures de licenciement

La conformité n'est pas seulement une responsabilité des ressources humaines. C'est un impératif en matière de réputation, d'exploitation et de finances, en particulier pour les dirigeants qui souhaitent se développer de manière responsable.

2. Principes fondamentaux du droit du travail espagnol que tout employeur doit connaître

La législation espagnole en matière d'emploi compte parmi les plus protectrices d'Europe. Elle est régie par le Statut des travailleurs et renforcée par des conventions collectives, ce qui laisse peu de place à l'improvisation.

Aperçu de la législation du travail et du statut des travailleurs en Espagne

Le Statut des travailleurs prévoit des garanties minimales :

  • Types de contrats de travail en Espagne et droits en matière de résiliation
  • Temps de travail en Espagne, congés payés et pauses
  • Délais de préavis et règles relatives aux indemnités de licenciement
  • Conditions de travail, lutte contre la discrimination et obligations en matière d'égalité de traitement

Tout contrat de travail doit respecter cette loi ; toutefois, lorsqu'une convention collective prévoit des conditions plus favorables, celles-ci prévalent.

Comprendre les accords d'entreprise : le cadre sectoriel espagnol

Les conventions collectives (convenios colectivos) s'appliquent à la plupart des industries et des professions en Espagne. Elles précisent souvent :

  • Salaires minimums par fonction ou par ancienneté
  • Primes spécifiques à un secteur
  • Limites des heures de travail et planification des horaires
  • Politiques de remboursement pour le télétravail

Les dirigeants doivent savoir quelle convention collective s'applique à chaque fonction, comme l'hôtellerie, les technologies et la logistique, car celles-ci prévalent sur les politiques générales de l'entreprise.

Types de contrats de travail en Espagne

  1. À durée indéterminée (permanent) – l'option par défaut et la plus sûre
  2. Contrat à durée déterminée – doit être justifié et limité dans le temps ; tout abus entraîne automatiquement sa transformation en contrat à durée indéterminée
  3. Formation/Stage – désormais limité à 20 % des effectifs ; doit donner lieu à une rémunération adéquate et les tâches doivent être pertinentes

Horaires de travail en Espagne et congés annuels

  • Limite légale pour un salarié à temps plein en Espagne: 37,5 heures par semaine (réforme de 2025)
  • Repos: neuf heures de repos par jour et une période de repos hebdomadaire d'une journée et demie
  • Congés: 30 jours calendaires de congés payés, plus 14 jours fériés

En Espagne, la loi impose désormais la gestion numérique du temps de travail. Les tableurs et les registres papier ne sont plus conformes. En Espagne, la plupart des entreprises appliquent la « jornada intensiva » le vendredi, avec des horaires de 9 h à 15 h ou de 8 h à 14 h sans pause, et souvent également en juillet et en août. La limite d'heures indiquée dans les contrats n'est jamais exprimée par semaine, mais par an. Le maximum annuel dépend de la convention collective (par exemple, chez ALTIOS, il est de 1 765 heures/an).

Inscription à la sécurité sociale

Tous les salariés en Espagne ont le droit d'être affiliés à la Trésorerie générale de la sécurité sociale (TGSS) avant leur premier jour de travail. Important : la cotisation patronale est plafonnée. Au-delà d'un salaire de 50 000 €, elle reste inchangée, soit environ 1 640 € par mois en 2025. Elle couvre : 

  • Retraite (18,5 %)
  • Taux de chômage (3,5 %)
  • Assurance accidents du travail et garantie de salaire (1,6 %)

Pour en savoir plus ou pour vous inscrire en ligne, rendez-vous sur le site web de la TGSS.

3. Embauche de travailleurs étrangers en Espagne : législation et réglementation 

Pour recruter à l'international en Espagne, il faut choisir une structure conforme :

Modèles juridiques

Recrutement direct par l'intermédiaire d'une entité locale

Il convient mieux auxentreprises déjà constituées en société en Espagne ou qui prévoient des investissements à long terme.

Si vous possédez une société enregistrée en Espagne (par exemple, une SL ou une SA), vous pouvez embaucher directement des salariés conformément à la législation espagnole. Vous devez :

  • S'inscrire auprès de l'organisme espagnol de sécurité sociale (TGSS)
  • Gérer la paie en Espagne et remplir les déclarations fiscales locales
  • Rédiger des contrats de travail en espagnol conformes aux conventions collectives applicables. Le modèle de contrat est obligatoire et porte le nom de « Modelo 030 ». Pour ajouter des clauses, une annexe au contrat est établie.

Principaux avantages :

  • Un contrôle rigoureux des conditions d'emploi
  • Possibilité d'offrir des avantages sociaux locaux, des actions ou des parcours de carrière
  • Plus attractif pour les candidats de haut niveau

Risques liés à la conformité :

  • Responsabilité civile totale de l'employeur
  • Création d'un établissement stable si l'activité dépasse certains seuils (voir section 6)

Constitution d'une filiale – Statut juridique à part entière (S.L. ou S.A.)

Idéal pour les entreprises qui s'engagent à développer le marché et à être présentes localement.

La création d'une filiale offre une autonomie totale en matière d'emploi. La création d'une SL ou d'une SA prend environ un mois, mais s'il s'agit d'une filiale d'une société étrangère, le processus dure au moins trois mois et implique :

  • Formation d'une société (par exemple, une Sociedad Limitada)
  • Enregistrement fiscal et comptable local
  • Adresse du siège social, comptes bancaires et nomination des administrateurs
  • Faites signer les statuts devant un notaire espagnol, puis inscrivez la société au registre du commerce (Registro Mercantil) afin d'obtenir les actes constitutifs.

Visa et autorisation de travail 

1. Carte bleue européenne

  • Pour les professionnels hautement qualifiés originaires de pays hors UE
  • Salaire : 1,5 fois la moyenne nationale ou 1,2 fois dans les secteurs en pénurie de main-d'œuvre
  • Renouvelable jusqu'à 4 ans

2. Visa pour professionnels hautement qualifiés

  • Pour des postes techniques ou de direction
  • Visa renouvelable de deux ans

3. Visa pour les start-ups

  • Pour les fondateurs dans les secteurs innovants
  • Permis de 3 ans, plan d'affaires ENISA requis

Inscription à la Sécurité sociale et NIE : deux démarches obligatoires

  • Le NIE (numéro d'identification étranger) est obligatoire pour les contrats, la paie et le permis de séjour
  • L'inscription auprès de la TGSS confirme que le salarié est affilié à la sécurité sociale et au régime de retraite

Les numéros NIE peuvent être obtenus auprès de la Direction générale de la police ou des consulats locaux. Pour connaître les démarches détaillées, consultez le site web du ministère de l'Intérieur.

4. Rémunération, avantages sociaux et paie : quelles sont les dispositions du droit du travail en Espagne ? 

En Espagne, lors du recrutement, la rémunération et les avantages sociaux ne relèvent pas seulement du contrat : il s'agit d'obligations légales. La législation espagnole impose des niveaux de salaire minimaux, des structures de rémunération spécifiques et un large éventail d'avantages sociaux obligatoires. Le non-respect de ces exigences peut entraîner des amendes, des réclamations de la part des salariés ou des poursuites de la part des inspecteurs du travail.

Salaire minimum en Espagne et 14e mois

  • Selon la fondation WageIndicator, le salaire minimum en Espagne s'élève à : 1 184 € par mois (× 14 mois = 16 576 € par an)
  • Réparti en 12 mensualités 
  • Les conventions collectives sectorielles peuvent prévoir des salaires ou des primes plus élevés

Lorsque vous proposez une offre salariale compétitive, comparez-la à la fois aux salaires minimums nationaux et à la convention collective applicable à votre secteur.

Santé et sécurité : congés payés et avantages sociaux 

  • Congés maladie : Les règles régissant l'indemnisation en cas de maladie dépendent également de la convention collective, qui peut offrir des conditions plus avantageuses que celles fixées par la Sécurité sociale. Le minimum est le suivant :
  1. Maladies courantes et accidents non professionnels : 60 % de l'assiette de cotisation du 4e au 20e jour inclus, puis 75 % à partir du 21e jour.
  2. Maladies professionnelles ou accidents du travail : 75 % de l'assiette de cotisation à compter du lendemain du début du congé de maladie.
  3. Incapacité secondaire liée aux règles : du 1er au 20e jour : 60 %, puis 75 % à partir du 21e jour.
  4. Interruption de grossesse et congé à partir de la 39e semaine de grossesse : 1er jour rémunéré à 100 % du salaire, du 2e au 20e jour : 60 %, puis 75 % à partir du 21e jour. Pour plus d'informations, consultez le site web de la Seguridad Social 

Toutefois, une convention collective peut obliger l'entreprise à prendre en charge les trois premiers jours à 100 % (c'est-à-dire à ses propres frais). La convention collective précisera si et comment l'entreprise complète la partie du salaire non couverte par la Sécurité sociale.

  • Vacances : 30 jours calendaires/an
  • Congé de maternité et de paternité : 16 semaines entièrement payées (6 premières obligatoires)
  • Nouveau en 2025 Congé parental : 8 semaines utilisables jusqu'à ce que l'enfant atteigne l'âge de 8 ans

Utilisez des outils centralisés de suivi des absences pour consigner l'utilisation des congés, en particulier lorsque vous travaillez avec des équipes à distance ou en mode hybride.

Cotisations sociales : part patronale et part salariale

Cela varie considérablement selon le poste et le contrat. De plus, les cotisations sociales de l'employé sont très faibles, mais l'impôt sur le revenu est très élevé et dépend de l'âge, du nombre d'enfants, du niveau d'études, etc.

  • Employeur : ~23,6 % du salaire brut
  • Employé : ~6,35% de retenue à la source

Conseil : tout défaut de paiement peut entraîner l'application automatique d'intérêts de retard, l'exclusion des subventions et, dans les cas extrêmes, engager la responsabilité personnelle des administrateurs.

Cycles de paie et conformité des bulletins de paie

La paie doit être effectuée mensuellement et chaque employé doit recevoir une fiche de paie légalement formatée (nómina) comportant les éléments suivants :

  • Salaire de base
  • Rémunération variable (par exemple, commissions, primes)
  • Cotisations sociales
  • Au fil du temps, les indemnités ou les avantages en nature
  • Retenue à la source au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF)

Des fiches de paie inexactes ou incomplètes constituent un signal d'alerte lors des inspections du travail et peuvent entraîner des amendes ou des demandes de paiement d'arriérés de salaire.

Recommandation : faites appel à un prestataire de services de paie agréé ou à un comptable local ayant de l'expérience dans les structures propres aux accords collectifs, en particulier pour les équipes aux fonctions multiples.

Le télétravail et le droit à la déconnexion numérique en Espagne 

  • Remboursement du travail à distance : Pour l'équipement, l'internet, etc.
  • Déconnexion numérique : Pas de courriels ou d'appels en dehors des heures de bureau ; une politique applicable est nécessaire.

5. Règles relatives à la résiliation et au licenciement en Espagne : comment éviter des erreurs coûteuses

Il est plus facile de licencier quelqu'un en Espagne qu'en France ou en Allemagne, mais plus compliqué qu'aux États-Unis ou en Amérique latine. Le délai de préavis n'est généralement que de deux semaines dans la plupart des cas. Cependant, licencier un salarié sans respecter toutes les formalités peut entraîner non seulement le versement d'indemnités de départ coûteuses, mais aussi une réintégration ordonnée par le tribunal, une atteinte à la réputation et des sanctions financières.

Types de licenciement en Espagne

Le droit espagnol distingue trois grandes catégories de licenciement, chacune s'accompagnant de procédures et de conséquences différentes :

1. Licenciement pour motif valable (Licenciement pour motif valable)

Utilisé pour : Des raisons économiques, organisationnelles ou techniques

Les licenciements pour motif objectif doivent être minutieusement documentés et justifiés par la situation financière de l'entreprise.

2. Licenciement disciplinaire (Licenciement disciplinaire)

Utilisé pour : la mauvaise conduite d'un employé (par exemple, fraude, retards répétés, désobéissance).

Si le licenciement disciplinaire est par la suite jugé injustifié par un tribunal du travail, l'entreprise doit soit réintégrer le salarié, soit lui verser une indemnité de licenciement plus élevée.

3. Licenciement abusif ou injustifié (Licenciement abusif)

Cela se produit lorsque les conditions légales ou procédurales requises pour un licenciement ne sont pas remplies.

Conséquences :

L'employeur doit proposer une réintégration avec paiement des arriérés de salaire ou verser une indemnité de licenciement compensatoire : 33 jours de salaire par année d'ancienneté (pour les contrats postérieurs à 2012) ou 20 jours de salaire par année en cas de licenciement économique. Ce montant peut être majoré conformément à la convention collective et est plafonné à un an de salaire (c'est-à-dire qu'il est pris en compte un maximum de 12 ans d'ancienneté).

Procédure à suivre pour mettre fin à un contrat de travail 

Pour licencier légalement un salarié, l'employeur doit :

  • Emettre un avis écrit avec justification
  • Effectuez le paiement final dans les 48 heures
  • Radiation du système de sécurité sociale espagnol

Informations requises en cas de licenciement :

  • 10+ employees (companies <100)
  • 10 % des effectifs (100 à 300 personnes)
  • Plus de 30 salariés (entreprises de plus de 300 salariés)

Doit inclure la période de consultation, le plan de licenciement et le dépôt auprès des autorités du travail

Pour plus d'informations sur les protocoles de licenciement, consultez le portail officiel du SEPE, géré par le Servicio Público de Empleo Estatal (SEPE).

6. Risques liés à l'établissement stable et responsabilités de l'employeur 

L'embauche de salariés en Espagne, en particulier avant la création d'une société locale, peut involontairement entraîner la constitution d'un établissement stable. Pour les entreprises de taille intermédiaire et les PME en pleine croissance, il s'agit là d'un des risques les plus souvent négligés et les plus coûteux liés à l'activité en Espagne.

L'établissement d'un EP stable signifie que l'Espagne peut légalement considérer votre société étrangère comme ayant une présence locale imposable, avec toutes les obligations en matière d'entreprise et d'emploi que cela implique.

Quels sont les facteurs déclencheurs de l'EP en Espagne ?

ScénarioNiveau de risque PEExplication
Recruter un commercial en EspagneÉlevéLe fait qu'un employé négocie ou conclue des contrats au niveau local constitue un facteur déclencheur classique dans le domaine du capital-investissement
Utiliser les espaces de coworking pour le travail quotidienMoyenUne utilisation fréquente peut être considérée comme un « établissement fixe ».
Organisation de réunions avec les clients en EspagneMoyenCe n'est pas un facteur déclencheur en soi, mais le risque augmente avec la fréquence ou la formalisation
Facturation de clients espagnols depuis l'étrangerFaible à moyenCela dépend du niveau d'activité et de visibilité au niveau local

Risques liés à la création d'une société à responsabilité limitée

  • Impôt sur les sociétés de 25 % sur les revenus imputables à l'Espagne
  • Obligations locales en matière de paie
  • Enregistrement rétroactif assorti d'amendes et d'intérêts

Stratégies d'atténuation

  • Limiter le pouvoir de passation de marchés du personnel basé en Espagne
  • Évitez d'utiliser des adresses locales pour vos activités professionnelles officielles
  • Facturation et canaux de vente distincts

7. Conseils stratégiques en matière de conformité RH pour les entreprises de taille intermédiaire et les PME en Espagne

Avant l'embauche :

  • Réaliser un audit en tant qu'auditeur bancaire certifié (CBA)
  • Valider les contrats conformément à la législation locale
  • Budget pour le salaire et les cotisations sur 12 mois

Pendant les opérations :

  • Utilisez un manuel des ressources humaines adapté au marché espagnol
  • Automatisez la gestion des salaires et le suivi numérique des heures de travail
  • Former les responsables locaux aux normes en matière d'emploi

Facteurs stratégiques déclenchant une révision des ressources humaines :

  • Tours de financement
  • Entrée ou sortie du marché
  • Recrutement ou licenciement de cadres
  • Adaptation des effectifs

Par exemple, le licenciement d'un cadre intermédiaire sans que celui-ci soit conforme à la convention collective pourrait entraîner une réintégration ordonnée par le tribunal ou le versement d'arriérés de salaire.

8. Quels changements en 2025 : résumé des réformes du droit du travail en Espagne

Le cadre réglementaire du travail en Espagne traverse une période de transition, et d'importantes réformes sont actuellement examinées par le Parlement en 2025. Parmi les changements proposés les plus notables, on peut citer :

  • Réduction de la semaine de travail standard à 37,5 heures (sans diminution de salaire)
  • Obligation de recenser les heures de travail par voie numérique pour toutes les entreprises
  • Développement du congé parental
  • Un renforcement de la réglementation des contrats à durée déterminée et des contrats de stage
  • Nouvelles exigences en matière de reporting sur les indicateurs ESG et sociaux

Bien que ces réformes aient progressé à l'issue de négociations entre le gouvernement et les syndicats et aient été approuvées sous forme de projets de loi, elles ne sont pas encore pleinement entrées en vigueur. Les entreprises doivent suivre de près le processus législatif et entamer leurs préparatifs en interne, mais elles doivent continuer à se conformer au cadre juridique actuel jusqu'à ce que les nouvelles lois locales sur le travail soient officiellement publiées et entrent en vigueur.

9. Conclusion : une approche proactive de la gestion des ressources humaines et du droit du travail en Espagne

L'Espagne offre un cadre exceptionnel pour développement international. Grâce à sa situation géographique stratégique, à son vivier de talents qualifiés et à son accès aux marchés européens, il n'est pas surprenant que les entreprises de taille intermédiaire et les PME en pleine croissance continuent de privilégier l'Espagne dans leurs stratégies d'internationalisation.

Mais 2025 ne sera pas une année comme les autres. Les réformes juridiques, les mécanismes de contrôle numériques et les attentes croissantes des salariés font que la conformité en matière d'emploi est désormais une priorité stratégique, et non plus une simple fonction des ressources humaines.

Si votre entreprise recrute en Espagne — qu'il s'agisse d'un seul spécialiste travaillant à distance ou d'une équipe commerciale complète —, votre réussite dépendra de la manière dont vous intégrerez le droit du travail dans votre planification, votre gouvernance et vos activités quotidiennes.

Mesures à prendre par la direction :

  • Faites procéder à une vérification juridique avant l'embauche
  • Choisissez le modèle de recrutement juridique qui vous convient (entité ou hybride)
  • Mettre en place des systèmes évolutifs pour la gestion des salaires, du temps de travail et des congés
  • Former les équipes internes aux exigences de 2025

Ce faisant, vous protégerez votre marque, attirerez les meilleurs talents et poserez les bases d'une croissance durable en Europe.

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